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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 17:24
Chacun pour soi ????

Hello !

 

Dans ce monde actuel, où on peut avoir l'impression de "chacun pour soi", il peut sembler étonnant que des "Etres célestes", qui sont tout Amour et compassion, puissent conseiller...

 

De s'occuper d'abord de soi, de ses blessures, et se donner à soi-même de l'amour !!!
 
 
Pourtant, ce n'est pas si paradoxal que cela peut le paraître au 1er abord, car le fait de  mépriser ses blessures, de les nier, d'y mettre le mouchoir dessus, cela ne permet pas de voir celles, similaires, des autres, ou en tous cas cela ne permet pas d'apprécier de façon pertinente leur caractère nocif.
 
 
Comment attendre alors de l'empathie, de la compassion, de personnes qui semblent comme enfermées dans leur tour d'ivoire ?
 
 
J'ai le souvenir d'une personne dont je connaissais bien le vécu émotionnel et les épreuves subies, notammant celles liées à la dépendance affective.
 
 
Un jour que je lui avais rendu visite, j'ai été sidérée de la façon dont elle "houspillait" au téléphone une personne qui lui confiait les affres de la dépendance affective qu'elle vivait, ce qui la rendait très malheureuse et désarmée, apparemment.
 
 
Mon hôte lui donnait des "conseils" sur un ton assez vindicatif, voire méprisant, plus susceptible, à mon avis, de culpabiliser sa cliente et accentuer son mal-être et la mauvaise image d'elle-même, que de mettre du baume sur ses plaies.
 
 
Quand elle a raccoché, je n'ai pu m'empêcher de lui faire remarquer sa dureté et son manque de compassion, alors qu'elle était pourtant bien placée pour comprendre l'état de la dame. Pourquoi donc ?
 
 
Elle m'a répondu que c'était justement parce qu'elle connaissait bien le problème, et s'en était sortie, ce n'était donc qu'une question de volonté ! 
 
 
J'étais encore plus sidérée par la réponse, car il me semblait au contraire qu'elle n'était pas vraiment sortie de la dépendance affective, mais avait simplement déplacé la "cible".
 
 
En fait, avec le recul, j'ai bien compris que non seulement la dépendance affective n'avait pas été traitée correctement, mais la mauvaise image de soi non plus, laquelle, au lieu d'amener de la compassion pour les épreuves subies, poussait au contraire à penser que tout était de sa faute, donc à mettre le mouchoir sur ses plaies béantes et mal se traiter soi-même...
 
 
Ce qui, par ricochet, conduit au même jugement et traitement envers son prochain dans la même souffrance.
 
 
Mais cette façon de traiter les problèmes peut aussi se voir au sein de la famille.
 
 
Quand un parent (ou les 2) a vécu des drames et ne les a pas soignés, "exorcisés", il peut être amené à minimiser, banaliser les peines et blessures de son enfant et, en guise de "consolation" lui asséner:
 
 
"C'est rien, tu en verras d'autres ! Quand tu auras passé ce que jai passé !!"
 
 
Sans se rendre compte ce que cette phrase peut faire comme dégâts, amenant l'enfant à la conclusion inconsciente:
 
 
"Tu n'as pas le droit de te plaindre, quoi que tu ressentes, cela ne sera jamais à comparer avec ce que j'ai vécu."
 
 
Et donc, il ravalera ses peines, ses larmes, lui aussi, et mettra la poussière sous le tapis, jusqu'au jour où, symboliquement, il trébuchera sur le tas de poussière devenu trop proéminent, et il s'effondrera, sans en comprendre la raison.
 
 
Il n'est d'ailleurs qu'à voir les faits divers. Souvent, ceux qui font du mal à un enfant ou un innocent, ont eux-mêmes vécu des actes similaires dans leur enfance, actes qui n'ont pas été verbalisés ni soignés, dépassés.
 
N'ayant pas eux-mêmes connu la compassion pour leur vécu, ils sont devenus incapables d'en éprouver pour autrui, et parfois même, tout au contraire, ils peuvent vivre l'acte reproduit comme une "vengeance" sur leur propre sort.
 
 
Voilà pourquoi il est primordial de d'abord s'occuper de soi, afin de mieux pouvoir se comporter envers soi-même, puis envers son prochain, et pouvoir aider efficacement et ne pas risquer de faire du mal.
 
 
Ces chers Anges précisent aussi:
 
 
"N'oublions pas que dans les cas extrêmes, une très grande souffrance peut faire perdre la raison, et pas seulement de façon ponctuelle. Ne dit "fou de douleur" ?"
 
 
Bon week-end !!!
Chacun pour soi ????
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