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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 17:59

 

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 Autre photo personnelle du pic vert qui est venu passer un moment chez nous le 16 Mars.

 

 

Hello !

 

Après avoir écrit mon billet, hier, tandis que j’y repensais en mettant le couvert, mon attention a été attirée par la télé (BFM TV). Le présentateur a annoncé la séquence « Ciné - Que voir ? », vers 12h30.

 

Un court extrait du film « Clo Clo » a été diffusé. Je ne regardais plus, quand une phrase, d’un autre film, je crois, a frappé mes oreilles. Un homme criait:

 

« Un témoin qui se tait est un salaud »

 

Encouragement à ne plus se taire ?

 

Hier, mes chers inspirateurs célestes avaient évoqué le cas des tueries, dans lesquelles un individu massacre des innocents (victimes collatérales ou pas), et c’est pour cela que j’avais terminé mon billet sur le rappel de l’origine de la violence.

 

Car on peut retirer toutes les armes de la vente, celui qui veut tuer trouvera toujours à le faire, ne serait-ce qu’avec ses mains, un couteau de cuisine, ou en cherchant sur Internet.

 

C’est la violence sous toutes ses formes qu’il faut « tuer dans l’oeuf », ainsi que l‘irrespect, à part égale. Sinon, comment s’étonner que le droit à la vie même de chacun ne soit plus respecté ?

 

Et en ces temps préélectoraux (enfin, je me demande vraiment s’il y a eu une interruption de campagne entre chaque élection), combien se rendent compte que toutes ces haines qui sont balancées (pour rassembler !), entre Français, j’en ai déjà fait état dans le billet « Arrêtez » !, il y a quelque temps, ils ne s’évaporent pas, ces haines, ces vociférations, ces poings levés, ces « A bas » (ou «  abat » ????), ces « anti », bref, toutes ces horreurs, qui ne s’adressent non plus seulement aux candidats, mais aussi à ceux qui votent différemment !

 

Et ça fait rigoler les « non conscients ». J’ai failli écrire les ânes, mais ils n’ont pas mérité cela, les pauvres ânes (les vrais, ceux qu’on nomme les « bêtes »).

Et après, on va pleurnicher et déplorer qu’un fou en arrive à s’autoriser à massacrer au nom de ses convictions personnelles, et à éliminer ce qui le dérange.

 

« Qui sème le vent récolte la tempête »

 

C’est la banalisation de la violence qui fait qu’on ne la remarque même plus dans la vie de tous les jours, et que cela devient un mode de vie, un mode d’expression, qui va crescendo.

 

Quand changera-t-on ?

 

Je voulais aller voter (cela fait pas mal de temps que je faisais la grève), mais je ne suis plus sûre d’y aller.

 

Pourquoi ? Pour voter nul ??? Oui, ça me plairait bien, de voter nul pour ce qui est nul: cette bataille ignoble, et de mettre dans l’urne un bulletin, avec écrit dessus:

 

« Je veux…

De l’Amour, de la joie, de la bonne humeur » (paroles de Zaz)

 

Mais mon bulletin il ne sera pas comptabilisé comme tel, alors il va profiter à tous.

 

NON !

 

 

 

Autre chose, pour détendre l‘atmosphère et amener un peu de douceur, et ce n‘est pas du luxe:

 

Bonne fête à tous ceux dont c’est la fête aujourd’hui, y compris et surtout à mon fils aîné, José, et… à qui vous savez !

 

Je précise que je n’ai pas prénommé mon fils ainsi par rapport à Joe, bien sûr, mais parce que mon ex belle-mère avait demandé à tous ses enfants de baptiser leur premier né du prénom de son fils, leur frère, mort dans un accident du travail à l’âge de 18 ans… c’est-à-dire au même âge que mon jeune oncle maternel fusillé, « hasard » ?

 

Même si j’étais très jeune, à l’époque, je n’approuvais pas pour autant ces façons de faire, mais j’ai finalement accepté parce que le prénom me plaisait, sinon je ne l’aurais pas fait.

 

Près de 40 ans ont passé, et j’ai la certitude maintenant (vu des événements tragiques et mes recherches en psychogénéalogie), que ce n’est pas une bonne chose de demander cela à ses enfants, et de leur faire porter indéfiniment un deuil qu’ils n’ont pas à porter ni à faire porter. Cela fait courir trop de risques.

 

Ceci est un simple constat, non une critique, chacun fait ce qu’il peut, comme il peut, avec les connaissances et les outils de compréhension qu’il a, ajoutés a la difficulté à gérer sa peine, qui fait que malheureusement, il n’est même plus capable de discerner le mal qu’il fait ou qui est fait, aveuglé qu‘il en est.

 

« L’enfer est pavé de bonnes intentions ».

 

La peine, elle est dans le cœur, et les manifestations ostentatoires de désespoir sont parfois le signe d’un sentiment de culpabilité non identifié et non soigné. Et c’était le cas, précisément, du fait des circonstances de ce décès.

 

Alors, n’est-ce pas une chance que de plus en plus de gens témoignent de leur N.D.E. et de ce qu’ils en ont appris (notamment la survie de l’âme), ou des messages qu’ils reçoivent de défunts (les leurs, c’est encore mieux), qui ont ainsi amené un éclairage nouveau sur ce qui importe vraiment à ceux qui nous ont quittés: non pas de nous voir nous perdre dans des combats singuliers (et je ne prends pas cet adjectif dans le sens de duel, quoi que…), mais tout au contraire d’essayer de sublimer leur départ en nous escrimant à continuer à vivre dans la joie, l’amour, la paix, la tolérance, le pardon, la compréhension, et en mettant toute notre énergie à devenir meilleurs.

 

Tâche déjà tellement prenante !

 

Tant de « combats » ineptes, de devoirs de fidélité imposés, ont été menés au nom de défunts aimés, visant illusoirement hélas, à leur démontrer qu’ils comptaient, alors qu’ils ne demandent rien de tel, le plus souvent, surtout pas, et qu’ils sont mieux placés que quiconque ici bas pour savoir ce que l’on ressent et ce qu‘il en est réellement.

 

Trouver un sens à la perte d’un être cher aide à guérir et à continuer le chemin, mais encore faut-il faire attention à ce que l’on fait de ce sens !

 

Ce n’est que mon avis, chacun fait comme il veut, mais il faut assumer ses choix…

 

Revenons à Joe. Autre précision « coïncidence », mon premier fils est né la même année que le premier fils attendu par Joe, sauf qu’il n’a pas eu notre chance, son petit Joshua n‘a pas survécu (« coïncidence »: 3 premières lettres du prénom en commun).

 

Bonne journée !

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